Buddha’s book of meditation (extraits)

Buddha's Book of MeditationLes événements et les émotions de notre enfance peuvent peser lourd, et parfois ça nous empêche de respirer. « L’enfant intérieur en nous est toujours vivant. Et ce petit enfant en nous, en vous tous, peut-être blessé” dit Thich Nhat Hanh. Si ces blessures sont trop douloureuses, ou les bagages trop lourds, nous pouvons aller voir un psychothérapeute.

Mais que faire avec les bagages que nous trainons aussi depuis les 2.500.000 années que nous avons passées comme des hommes et femmes des cavernes? Jusqu’à présent, aucun système de psychothérapie n’offre de guérir le syndrome de l’homme des cavernes—il n’est pas dans le manuel de diagnostic, le fameux DSM. Pourtant, l’homme des cavernes est toujours vivant en nous, et il se montre bien trop souvent dans nos viols, nos meurtres et notre intimidation. Il est là dans nos «sports» où les hommes se jettent les uns les autres, souvent se blessant ou se donnant des commotions cérébrales incurables. Il est là dans nos voitures—ce chef d’oeuvre de dessins animés, Les Flintstones le parodie avec beaucoup de panache. Il est là dans nos guerres, nos bombes nucléaires, et nos chambres de torture. Et il est là, dans nos salles de conseil. Le vernis de la civilisation est mince, il est comme le rouge à lèvres sur un chat, la bête est toujours derrière.

Et nos bagages qui datent de notre évolution sur la Terre vont encore plus loin, à l’époque où on était des singes et d’autres animaux. Thich Nhat Hanh décrit l’éveil du Bouddha comme la prise de conscience que tous ses vies antérieures étaient en lui à l’heure actuelle. L’évolution n’est pas  seulement de l’histoire (à propos, selon le système de classification actuel, nous sommes des singes).

Buddha’s Book of Meditation propose la pleine conscience comme un complément de notre évolution physique, et comme un contrepoids efficace contre nos impulsions évolutives. Avec la pleine conscience nous reconnaissons toutes ces impulsions qui surgissent en nous, et nous apprenons à respirer et à leur sourire, au lieu d’être sous leur contrôle. Le mindfulness est présenté comme un support pour le bonheur, pour les relations humaines, et pour la paix personnelle et la paix dans le monde. C’est une pratique essentielle pour chacun. Notre cerveau a tendance à porter plus d’attention à ce qui ne vas pas—à ce qui est négatif. Ça nous empêche d’apprécier pleinement la beauté qui nous entoure. Ce livre propose des exercices, des mantras et méditations guidées pour la pratique de la pleine conscience, parce que la pleine conscience doit être une habitude si elle va être efficace dans la transformation de notre vie quotidienne, et il faut de la pratique pour former de nouvelles habitudes.

Voici deux extraits de ce nouveau livre de Joseph Emet (Tarcher/penguin, mars 2015).

Au lecteur

L’auto-régulation, des relations humaines plus satisfaisantes, et un esprit plus aimant sont parmi les bénéfices de la méditation. Dans ce livre, ils reçoivent l’attention qu’ils méritent.

Nous reconnaissons maintenant que le rôle de notre cerveau dans l’orientation de notre vie a ses pours et ses contres.

J’utilise le mot “plein cerveau’ pour parler d’une attitude de servitude non examinée aux préjugés et les priorités de cet organe, et offre le mindfulness comme un antidote efficace.

Des compléments de pratique sont intégrés dans chaque chapitre, et pour rendre les séances de pratique plus agréable, la plupart des exercices sont des chansons que vous pouvez télécharger et utiliser comme des «mantras de pleine conscience» pour inspirer et guider votre pratique. Le message de ce livre est encourageant—si vous souhaitez être plus positif, plus pacifique, moins anxieux, ou moins souvent en colère, vous pouvez vous transformer comme vous le souhaitez.

Le cerveau est le plâtre, vous êtes le sculpteur, et la méditation de pleine conscience est l’outil.

 

Las sagesse incarnée

Vous souvenez-vous du moment où vous avez appris à conduire?

Les règles de circulation sont assez simples, mais une idée intellectuelle sur la conduite d’une voiture est différente de la sensation d’être derrière le volant. Maintenant, votre corps doit conduire la voiture ainsi que votre cerveau; vos pieds, vos mains, vos yeux et vos oreilles doivent être coordonnés avec vos pensées. Quand vous pensez “virage à gauche,” votre corps doit exécuter la manœuvre correctement.

Incarner la paix est aussi tout un apprentissage.

Vous pouvez lire des textes sur la paix dans un livre de Thich Nhat Hanh en relativement peu de temps.

Mais incarner la paix continuellement pendant que vous marchez, mangez, et faites la vaisselle tous les jours est autre chose. Et parler tranquillement, malgré la provocation d’un argument, et malgré le stress d’être devant un groupe nécessite plus qu’une compréhension intellectuelle de la paix.

Relaxez.

Les gens passent huit semaines dans un cours de réduction du stress pour enseigner ce mot à leur corps. Et certains reviennent pour une deuxième session.