Le mot « nature » ​​est une abstraction. En fait, il n’y a pas de nature en dehors des êtres naturels—papillons, vers de terre, femmes et hommes. Nous sommes la nature, et notre intelligence est l’intelligence de la nature, tant l’intelligence de notre esprit que l’intelligence de notre corps.

Notre tradition culturelle considère les humains comme étant au-dessus de la nature.
La tradition Zen n’est pas d’accord:

Elle apprécie et valorise l’intelligence inhérente de la nature,

Notre intelligence verbale ne l’impressionne pas.

Nos traditions spirituelles ont aussi considéré le corps comme inférieur au mental et au « spirituel », et ont préféré s’identifier à ces derniers. « Je pense, donc je suis », disait Descartes. Je dirais que tant que nous insistons à faire des déclarations de ce genre, « je respire, donc je suis » pourrait être plus approprié. Pourtant, les deux déclarations partagent une faiblesse: elles personnalisent la nature. C’est la nature plutôt que « moi » qui respire et qui pense.

Oui, nous contrôlons notre pensée une partie du temps, passons des examens, et décidons quoi faire rendu à une croisée des chemins. Pourtant, selon Statistique Canada, en 2018, 43 % des Canadiens ont déclaré avoir des problèmes de santé mentale. Cela signifie pour moi qu’ils avaient des pensées involontaires et indésirables telles que des pensées stressantes, anxieuses, dépressives ou compulsives. Au cours de la même année, 282,890 Canadiens ont cessé de respirer; je suppose que beaucoup d’entre eux aussi à contrecœur.

Le mantra de la pleine conscience “RESPIREZ !” est une invitation à se connecter avec celui qui respire.

« Nous sommes ici pour nous réveiller de l’illusion de notre séparation, » a écrit Thich Nhat Hanh.

« J’en suis venu à réaliser clairement que l’esprit n’est rien d’autre que les montagnes, les rivières, la terre, le soleil, la lune et les étoiles, » a écrit Eihei Dogen.

AMOUR POUR LA TERRE

Une grande partie de notre discours écologique est basée sur la peur et l’anxiété. Réorientons-nous vers l’amour pour la Terre notre mère, et la compassion pour ses créatures. Les actes fondés sur des sentiments positifs sont plus susceptibles de donner des résultats positifs.

Nous donnons à notre mère une coupe de cheveux quand nous tondons la pelouse, et c’est sa beauté que nous admirons quand nous regardons une fleur. Même notre amour pour notre partenaire intime ou pour nos enfants est en partie l’amour pour la Terre: nous sommes tous faits des mêmes éléments que la Terre. Soyons centré sur la Terre dans notre pensée et dans notre comportement—c’est déjà un plan d’action.

Conduisons sans exès de vitesse pour sauver de l’essence.

Nous pouvons montrer notre amour pour nos enfants en leur laissant un monde moins pollué.

Peut-on laver la vaisselle en utilisant aussi peu de savon et d’eau que possible?

La plus grande partie de la pollution qui menace de ruiner notre planète bleu ne vient pas de choses qui ajoutent quoi que ce soit à notre qualité de vie, mais elle vient de notre manque de pleine conscience et d’amour.

Voici une chanson (cliquez ici pour le mp3) basé sur une calligraphie de Thich Nhat Hanh, REVERENCE IS THE NATURE OF MY LOVE. Elle est chantée par Emily King, et fait partie de la collection BASKET OF PLUMS publiée par Parallax Press.

Reverence is the nature of my love, my love,
Reverence is the nature of my love.
I bow to the bushes, I bow to the flowers,
I bow to the singing birds in the trees,
I bow to the mountains, I bow to the rivers,
I bow to the dancing bees.